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Le cancer du sein : traitements

Le diagnostic précoce du cancer du sein permet d’entamer plus tôt un traitement et offre de meilleures chances de guérison.

Selon le World Cancer Report (Rapport sur le cancer dans le monde) de l’OMS, les taux de mortalité par cancer du sein ont commencé à diminuer en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en Australie, essentiellement en raison des améliorations apportées par le dépistage plus précoce et l’évolution des stratégies thérapeutiques.

La plupart des patientes atteintes de cancer du sein au stade précoce subiront une intervention chirurgicale en vue de l’ablation de la tumeur. Après l’intervention chirurgicale, la plupart des patientes bénéficient de traitements complémentaires (traitements adjuvants), pouvant comporter une chimiothérapie visant à réduire la probabilité de récidive tumorale. L’âge de la femme, son état de santé général et le stade du cancer sont autant de facteurs qui déterminent les mesures thérapeutiques à adopter.

  • Intervention chirurgicale : Deux interventions sont fréquemment pratiquées :
    • Tumorectomie : Exérèse de la tumeur et d’une petite partie des tissus normaux environnants.
      Schéma montrant la tumorectomie
      La tumeur est enlevée avec une marge de sécurité autour pour s’assurer qu’il ne reste pas de cellules tumorales. Le mamelon et l’aréole sont conservés (sauf pour certaines tumeurs situées derrière le mamelon et l’aréole, on parle alors de mammectomie partielle).

      La chirurgie conservatrice est pratiquée sur des petites tumeurs, en général inférieures à trois centimètres. La patiente est hospitalisée deux à trois jours. Elle s’accompagne toujours d’une radiothérapie secondaire.

    • Mastectomie : Ablation complète du sein (ou de la plus grande quantité de tissus possible).

      Schéma montrant la mastectomie


      La reconstruction est possible environ un an après la fin de la radiothérapie. Parfois, elle peut être réalisée en même temps que la mastectomie (reconstruction immédiate).

  • Radiothérapie : Recours à la radiothérapie de haute énergie par rayons X, rayons gamma, neutrons et d’autres sources pour détruire les cellules cancéreuses et réduire la taille de la tumeur. Il s’agit d’un traitement local qui agit sur la zone du cancer et sur sa proche périphérie, notamment les premiers ganglions.
    La radiothérapie peut être utilisée avant la chirurgie pour réduire la taille de la tumeur et proposer éventuellement une chirurgie conservatrice du sein mais aussi après la chirurgie pour prévenir la réapparition locale de la maladie.
    La radiothérapie peut être associée à la chimiothérapie et à l’hormonothérapie. Elle est notamment réalisée avant la reconstruction mammaire afin que la cicatrisation cutanée ne souffre pas des effets secondaires liés à l’irradiation.

    La plupart des personnes supportent bien la radiothérapie, mais elle peut avoir quelques effets secondaires. Ils sont en relation directe avec le volume irradié et la dose distribuée :
    • Fatigue
    • Réactions cutanées type «coup soleil»
    • Œdème du sein (gonflement)
    • Perte de souplesse de la peau

  • Chimiothérapie : Traitement par des anticancéreux cytotoxiques. La chimiothérapie administrée après l’intervention chirurgicale (traitement adjuvant) ou un traitement conservateur du sein peut réduire de manière significative les risques de récidive. Si la tumeur s’est disséminée ailleurs que dans le sein, une chimiothérapie pourra également être administrée. La chimiothérapie administrée avant l’intervention chirurgicale (traitement néoadjuvant) peut aider à réduire la taille la tumeur et faciliter son exérèse. Ces traitements peuvent être prescrits pendant une durée de trois à six mois, selon le plan de traitement.

    La chimiothérapie a pour objectif de détruire les cellules cancéreuses en prolifération. Cependant, les cellules normales sont également en prolifération et les effets secondaires de la chimiothérapie sont liés, pour partie, aux effets sur ces cellules normales :
    • nausées et vomissements
    • chute des cheveux
    • inflammation de muqueuse buccale
    • diarrhées
    • chute du taux de globules blancs, de globules rouges et de plaquettes
    • irrégularité ou arrêt des règles
    • troubles cutanés

    Ces effets, parfois extrêmement gênants, sont en général transitoires et disparaissent à l’arrêt du traitement. Ils peuvent pour la plupart être réduits par un traitement adapté.

  • Hormonothérapie : La croissance de certaines cellules tumorales mammaires est favorisée par les œstrogènes. L’hormonothérapie est un traitement qui ajoute, bloque ou supprime certaines hormones. Pour ralentir ou interrompre la croissance de certaines tumeurs (comme celles de la prostate et du sein), des hormones de synthèse ou d’autres médicaments peuvent être administrés pour empêcher l’organisme de sécréter certaines hormones naturelles.
    Elle peut prendre différentes formes d’application : des piqûres intramusculaires ou sous cutanées profondes tous les mois chez les femmes jeunes non ménopausées ou des comprimés à prendre tous les jours pendant plusieurs années chez les femmes ménopausées ou non. L’hormonothérapie est indiquée :
    • en situation adjuvante seule ou en relais d’une chimiothérapie.
    • en situation métastatique dans le cadre d’une récidive, seule, en association ou en relais d’une chimiothérapie.
    Les principaux effets secondaires de l’hormonothérapie sont liés à son action sur le blocage des sécrétions oestrogéniques : baisse de la libido, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, prise de poids.
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