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Communiqué de Presse

AttentionLes communiqués et dossiers de presse sont destinés aux journalistes, aux investisseurs et aux actionnaires 

Paris, France, 5 septembre 2007

Le New England Journal of Medicine publie les résultats des études EURIDIS / ADONIS montrant que la dronédarone maintient le rythme sinusal chez les patients présentant une fibrillation ou un flutter auriculaire sans pro-arythmie observée

Sanofi-aventis annonce aujourd’hui la publication de deux essais internationaux, EURIDIS et ADONIS, qui démontrent que la dronédarone (MULTAQ™), un nouvel anti-arythmique en cours de développement, est significativement plus efficace qu’un placebo dans le maintien du rythme sinusal chez des patients présentant une fibrillation auriculaire ou un flutter auriculaire, et ce en l’absence d’effets pro-arythmiques et de toxicité organique (poumon, thyroïde, foie).

La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus courant dans le monde et se caractérise par des contractions anarchiques désorganisées et sans coordination des cavités supérieures du cœur se traduisant par un rythme cardiaque très irrégulier et rapide, pouvant entraîner des complications cardiovasculaires graves.
Cette maladie touche environ 1% de la population ce qui correspond à six millions de personnes concernées en Europe et aux États-Unis. Selon les estimations, ce chiffre devrait s’élever à plus de 5,6 millions en 2050 aux Etats-Unis, essentiellement du fait du vieillissement de la population (1). On s’accorde de plus en plus à considérer la FA comme une maladie cardiovasculaire évolutive associée à une morbimortalité accrue.

Les études EURIDIS (EURopean trial In atrial fibrillation patients receiving Dronedarone for the maIntenance of Sinus rhythm) et ADONIS (American-Australian trial with DronedarONe In atrial fibrillation patients for the maintenance of Sinus rhythm), ont suivi la même méthodologie, et ont évalué la capacité de la dronédarone à maintenir le rythme sinusal chez des patients présentant une fibrillation auriculaire ou un flutter auriculaire.

Dans les études EURIDIS et ADONIS, le délai médian avant la récidive d’une arythmie (critère principal d’évaluation) était significativement plus long pour la dronédarone que pour le placebo. Dans l’étude EURIDIS, il était de 96 jours avec la dronédarone contre 41 jours avec le placebo (p=0,014), et de 158 jours contre 59 jours (p=0,002) dans l’étude ADONIS.

Dans les deux études, il y avait significativement moins de patients présentant des récidives de fibrillation ou de flutter auriculaire à 12 mois dans le groupe dronédarone que dans le groupe placebo. Dans l’étude EURIDIS, 67,1% contre 77,5% (p=0,014) et dans l’étude ADONIS 61,1% contre 72,8% (p=0,002).

« Nous sommes très heureux que ces deux grandes études soient positives et cohérentes en montrant que la dronédarone réduit significativement la récidive d’une fibrillation auriculaire ou d’un flutter auriculaire par rapport au placebo » a déclaré le professeur Bramah Singh du VA Medical Center West LA, David Geffen School of Medicine, University of California Los Angeles, et investigateur principal des études.

Dans les deux études la dronédarone a aussi démontré qu’elle réduisait significativement la fréquence ventriculaire lors d’une récidive d’arythmie (critère secondaire d’évaluation). Cet effet fait référence à une stratégie thérapeutique appelée contrôle de la fréquence cardiaque.

«Le contrôle de la fréquence constitue une caractéristique très intéressante de la dronédarone qui vient compléter les effets antiarythmiques du produit,» a ajouté le professeur Singh. «Il a été établi que le contrôle de la fréquence cardiaque permettait de réduire les symptômes.»

Une analyse post-hoc révèle aussi que dans l’analyse combinée des deux études, la dronédarone a réduit significativement par rapport au placebo l'incidence du critère composite associant hospitalisation et décès. Cette observation majeure fait actuellement l’objet d’une étude prospective de morbimortalité.

Dans le bras dronédarone des études, il n’a pas été rapporté d’épisode de torsade de pointes (une arythmie ventriculaire grave observée avec certains traitements existants) à un an, et l’incidence des effets indésirables (toxicité pulmonaire, dysthyroïdie et troubles fonctionnels hépatiques) n’était pas significativement accrue.
Dans les deux études, les cas d’hyperthyroïdies ont été moins fréquents dans le groupe dronédarone que dans le groupe placebo (8,4% contre 14,1%, p=0,0024) et des taux élevés de créatinine sérique, réversibles dans certains cas, sont survenus plus souvent dans le groupe dronédarone que dans le groupe placebo (2,4% contre 0,2%, p=0,0039), mais sans effet sur la fonction rénale. Les effets indésirables les plus fréquents rapportés chez plus de 2% des patients traités par la dronédarone, sans différence statistique par rapport au placebo, incluaient : toux, dyspnée, hypothyroïdie, bradycardie/bloc de conduction, insuffisance cardiaque/choc, diarrhée, nausée et anomalies du bilan hépatique.

«Nos résultats démontrant l’absence de risque accru de toxicité pulmonaire, de dysthyroïdie et de troubles hépatiques sont importants, car pour les patients atteints de fibrillation auriculaire ou de flutter auriculaire, nous ne disposons que de peu d’options thérapeutiques qui ne soient pas associées à des effets secondaires graves», a précisé le professeur Singh. «La faible incidence des effets indésirables enregistrés au cours de l’étude est encourageante. L’absence totale de torsade de pointes est également à souligner.»

À propos de la fibrillation auriculaire et du flutter auriculaire

La fibrillation auriculaire est l’arythmie à l’origine de l’hospitalisation la plus répandue laquelle est associée à une morbimortalité accrue. La fibrillation peut être à l’origine de palpitations, de dyspnée et de fatigue.

Le flutter auriculaire correspond à un rythme cardiaque anormalement rapide survenant au niveau des oreillettes du cœur. Un tel rythme est plus particulièrement présent chez les sujets présentant d’autres troubles cardiaques (maladie coronarienne, myocardiopathie ou péricardite par exemple). Le flutter auriculaire évolue fréquemment vers une fibrillation auriculaire. Il peut toutefois persister pendant des mois à des années.

S’accompagnant souvent d’une amélioration de la capacité à l’effort et de la qualité de vie, le rétablissement du rythme sinusal et son maintien dans la FA représentent l’un des objectifs thérapeutiques du traitement de ce trouble arythmique.

À propos des essais EURIDIS et ADONIS

EURIDIS et ADONIS sont deux essais multicentriques identiques, en double aveugle versus placebo, avec groupes parallèles. EURIDIS a été réalisé dans 12 pays européens et ADONIS a été mené aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Afrique du Sud et en Argentine. Les études ont porté sur une population de patients ambulatoires. Au total, 1&nsp;237 patients ont été inclus : 612 patients ont été randomisés dans l’essai EURIDIS et 625 dans l’essai ADONIS.

Les critères d’inclusion étaient la survenue d’un épisode arythmique au minimum au cours des trois derniers mois et la présence d’un rythme sinusal pendant au moins une heure avant la randomisation dans l’un ou l’autre groupe : dronédarone 400mg deux fois par jour ou placebo. Un contrôle électrocardiographique du rythme cardiaque était assuré à J2, J3, J5, puis à 3, 5, 7, et 10 mois, en cas de récidive arythmique symptomatique et lors de 9 visites programmées sur 12 mois. Des tracés électrocardiographiques étaient également transmis lorsque les patients étaient asymptomatiques. Le principal critère d’évaluation était le délai de survenue de la première récidive documentée de fibrillation ou de flutter auriculaire à partir de la randomisation.

À propos de la dronédarone (MULTAQ™)

La dronédarone est un antiarythmique original, inhibiteur de différents canaux ioniques, qui a été mise au point et est actuellement développée par sanofi-aventis dans le traitement de la fibrillation auriculaire et du flutter auriculaire.

Références :

  • 1 : 1 Go AS, Hylek EM, Phillips KA, Phillips BA, Chang YC, Henault LE, Selvy JV, Singer DE. Prevalence of diagnosed atrial fibrillation in adults. JAMA 2001; 285: 2370-75

A propos de sanofi-aventis

Sanofi-aventis est l’un des leaders mondiaux de l’industrie pharmaceutique et le numéro 1 en Europe. Sanofi-aventis s’appuie sur une recherche internationale pour se développer dans sept domaines thérapeutiques majeurs : le cardiovasculaire, la thrombose, le cancer, les maladies métaboliques, le système nerveux central, la médecine interne et les vaccins. Sanofi-aventis est coté à Paris (EURONEXT : SAN) et à New-York (NYSE : SNY).

Déclarations prospectives

Ce communiqué contient des déclarations prospectives (au sens du U.S. Private Securities Litigation Reform Act of 1995). Ces déclarations ne constituent pas des faits historiques. Ces déclarations comprennent des projections financières et des estimations ainsi que les hypothèses sur lesquelles celles-ci reposent, des déclarations portant sur des projets, des objectifs, des intentions et des attentes concernant des événements, des opérations, des produits et des services futurs ou les performances futures. Ces déclarations prospectives peuvent souvent être identifiées par les mots « s'attendre à », « anticiper », « croire », « avoir l’intention de », « estimer » ou « planifier », ainsi que par d’autres termes similaires. Bien que la direction de sanofi-aventis estime que ces déclarations prospectives sont raisonnables, les investisseurs sont alertés sur le fait que ces déclarations prospectives sont soumises à de nombreux risques et incertitudes, difficilement prévisibles et généralement en dehors du contrôle de sanofi-aventis, qui peuvent impliquer que les résultats et événements effectifs réalisés diffèrent significativement de ceux qui sont exprimés, induits ou prévus dans les informations et déclarations prospectives. Ces risques comprennent ceux qui sont développés ou identifiés dans les documents publics déposés par sanofi-aventis auprès de l'AMF et de la SEC, y compris ceux énumérés dans les rubriques « Facteurs de risque » et « Déclarations prospectives » du document de référence 2006 de sanofi-aventis ainsi que dans les rubriques « Risk Factors » et « Cautionary Statement Concerning Forward-Looking Statements » du rapport annuel 2006 sur Form 20-F de sanofi-aventis, qui a été déposé auprès de la SEC. Sanofi-aventis ne prend aucun engagement de mettre à jour les informations et déclarations prospectives sous réserve de la réglementation applicable notamment les articles 223-1 et suivants du règlement général de l’autorité des marchés financiers.

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